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Jeudi 8 mai 2008

 



Lecteur, as-tu quelquefois respiré

Avec ivresse et lente gourmandise
Ce gravin d'encens qui remplit une église
Ou d'un sachet le musc invétéré?

Charme profond, magique, dont nous grise
Dans le présent le passé restauré!
Ainsi l'amant sur un corps adoré
Du souvenir cueille la fleur exquise.

De ses cheveux élastiques et lourds,
Vivant, encensoir de l'alcôve,
Une senteur montait sauvage et fauve,

Et des habits, mousseline ou velours,
Tout imprégnés de sa jeunesse pure,
Se dégageait un parfum de fourrure.

 

par Audrey publié dans : Leurs poèmes communauté : L'âme du poète
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Jeudi 1 mai 2008


I
I wish you could swim
Like the dolphins
Like dolphins can swim
Though nothing
Will keep us together
We can beat them
For ever and ever
Oh we can be Heroes
Just for one day

I
I will be king
And you
You will be queen
Though nothing
Will drive them away
We can be Heroes
Just for one day
We can be us
Just for one day

I
I can remember
Standing
By the wall
And the guards
Shout above our heads
And we kissed
As though nothing could fall
And the shame
Was on the other side
Oh we can beat them
For ever and ever
Then we can be Heroes
Just for one day

We can be Heroes
We can be Heroes
We can be Heroes
Just for one day
We can be Heroes
We're nothing
And nothing will help us
Maybe we're lying
Then you better not stay
But we could be safer
Just for one day.

par Audrey publié dans : Musique en Paroles communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 30 avril 2008

 


La fenêtre
un trou vivant où l'éclair bat
Plein d'impatience
Le bruit a percé le silence
On ne sait plus si c'est la nuit
La maison tremble
Quel mystère
La voix qui chante va se taire
Nous étions plus près
Au-dessous
Celui qui cherche
Plus grand que ce qu'il cherche
Et c'est tout
Soi
Sous le ciel ouvert
Fendu
Un éclair où le souffle est resté
Suspendu.

 

par Audrey publié dans : Leurs poèmes communauté : L'âme du poète
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Dimanche 13 avril 2008

 


La solitude est pareille à ces pluies
qui, montant de la mer, s’avancent vers les soirs.
Des plaines elle va, lointaines et perdues,
au ciel qui la contient toujours.
Et c’est du ciel qu’elle retombe sur la ville.

La solitude pleut aux heures indécises ;
lorsque vers le matin se tournent les rues neuves,
l
orsque les corps épuisés de méprises
s’entre-écartent, tristes, inassouvis,
et que les hommes qui se haïssent
doivent coucher ensemble dans un lit :
la solitude alors s’éloigne au fil des fleuves.

  

par Audrey publié dans : Leurs poèmes communauté : BLOGS, en parler ...
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Samedi 22 mars 2008



Qui maintenant pleure quelque part dans le monde

Sans raison pleure dans le monde

pleure sur moi.

 

Qui maintenant rit quelque part dans la nuit

Sans raison rit dans la nuit

rit de moi.

 

Qui maintenant marche quelque part dans le monde

Sans raison marche dans le monde

vient vers moi.

 

Qui maintenant meurt quelque part dans le monde

sans raison meurt dans le monde

me regarde.

 

par Audrey publié dans : Leurs poèmes communauté : L'âme du poète
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Samedi 22 mars 2008



Dans la feuillée, écrin vert taché d'or,

Dans la feuillée incertaine et fleurie

De fleurs splendides où le baiser dort,

Vif et crevant l'exquise broderie,

 

Un faune effaré montre ses deux yeux

Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches.

Brunie et sanglante ainsi qu'un vin vieux,

Sa lèvre éclate en rires sous les branches.

 

Et quand il a fui- tel qu'un écureuil-

Son rire tremble encore à chaque feuille

Et l'on voit épeuré par un bouvreuil

Le Baiser d'or du bois, qui se recueille.

 

par Audrey publié dans : Leurs poèmes communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 2 mars 2008

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Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensemble
 
C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon coeur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble
 
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble.

 
 
par Audrey publié dans : Leurs poèmes communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 29 février 2008

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Il marchait sur un pied sans savoir où il poserait l’autre. Au tournant de la rue le vent balayait la poussière et sa bouche avide engouffrait tout l’espace.
Il se mit à courir espérant s’envoler d’un moment à l’autre, mais au bord du ruisseau les pavés étaient humides et ses bras battant l’air n’ont pu le retenir. Dans sa chute il comprit qu’il était plus lourd que son rêve et il aima, depuis, le poids qui l’avait fait tomber. 

 
par Audrey publié dans : Leurs poèmes communauté : L'âme du poète
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Lundi 25 février 2008

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Je suis dur
Je suis tendre
Et j'ai perdu mon temps
A rêver sans dormir
A dormir en marchant
Partout où j'ai passé
J'ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place où la foudre a frappé trop souvent
Un coeur où chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement.

 
par Audrey publié dans : Leurs poèmes communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 24 février 2008



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Une seule larme a coulé
Devant la triste vérité.

 
Lentement elle a roulé
Depuis mon œil mouillé.

Doucement elle a traversé
Mes joues soudain salées.

Brutalement elle a chuté,
Quittant mon visage poudré.

Une seule larme pour enterrer
De son cœur l’aridité.

Une seule larme pour renoncer
A ce que je n’ai au fond jamais espéré. 

 

par Audrey publié dans : Mes textes & poèmes communauté : L'âme du poète
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