Lecteur, as-tu quelquefois respiré Avec ivresse et lente gourmandise Ce gravin d'encens qui remplit une église Ou d'un sachet le musc invétéré? Charme profond, magique, dont nous grise Dans le présent le passé restauré! Ainsi l'amant sur un corps adoré Du souvenir cueille la fleur exquise. De ses cheveux élastiques et lourds, Vivant, encensoir de l'alcôve, Une senteur montait sauvage et fauve,
Et des habits, mousseline ou velours, Tout imprégnés de sa jeunesse
pure, Se dégageait un parfum de fourrure.
I
I wish you could swim
Like the dolphins
Like dolphins can swim
Though nothing
Will keep us together
We can beat them
For ever and ever
Oh we can be Heroes
Just for one day
I
I will be king
And you
You will be queen
Though nothing
Will drive them away
We can be Heroes
Just for one day
We can be us
Just for one day
I
I can remember
Standing
By the wall
And the guards
Shout above our heads
And we kissed
As though nothing could fall
And the shame
Was on the other side
Oh we can beat them
For ever and ever
Then we can be Heroes
Just for one day
We can be Heroes
We can be Heroes
We can be Heroes
Just for one day
We can be Heroes
We're nothing
And nothing will help us
Maybe we're lying
Then you better not stay
But we could be safer
Just for one day.
La fenêtre un trou vivant où l'éclair
bat Plein d'impatience Le bruit a percé le silence On ne sait plus si c'est la nuit La maison tremble Quel mystère La voix qui chante va se taire Nous étions plus près Au-dessous Celui
qui cherche Plus grand que ce qu'il
cherche Et c'est tout Soi Sous le ciel ouvert Fendu Un éclair
où le souffle est resté Suspendu.
La solitude est pareille à ces pluies qui, montant de la mer, s’avancent vers les
soirs. Des plaines elle va,
lointaines et perdues, au ciel qui
la contient toujours. Et c’est du
ciel qu’elle retombe sur la ville.
La solitude pleut aux heures indécises ; lorsque vers le matin se tournent les rues neuves,
lorsque les corps épuisés de
méprises s’entre-écartent, tristes,
inassouvis, et que les hommes qui se
haïssent doivent coucher ensemble
dans un lit : la solitude alors
s’éloigne au fil des fleuves.
Il marchait sur un pied sans savoir où il poserait l’autre. Au tournant de la rue le vent balayait la poussière et sa bouche avide engouffrait tout
l’espace.
Il se mit à courir espérant s’envoler d’un moment à l’autre, mais au bord du ruisseau les pavés étaient humides et ses bras battant l’air
n’ont pu le retenir. Dans sa chute il comprit qu’il était plus lourd que son rêve et il aima, depuis, le poids qui l’avait fait tomber.
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